Au balcon de mon deux-pièces je bois en automne, comme j'aurais craché le noir de ma nuit, comme j'aurais craché la haine ou l'amour.
Octobre à ma fenêtre, à mes pieds se dégorge le monde. Je sais qu'en bas au coin quelque chose m'attend ou bien quelqu'un.
Les gens m'aiment parce que je suis triste, alors pourquoi ils veulent que je change.
Et parce que je suis seule,
parce que j'ai mal,
et les gens m'aiment parce que je meurs à leur place en quelque sorte.
Drôle d'histoire, j'y comprends rien...
Octobre à ma fenêtre, je tire le rideau, rien ne sera plus jamais beau. Les gens qui vivent autour de moi savent bien à quel point.
Ils ne voient pas bouger mes lèvres mais ils savent qu'elles parlent de toi.
Les gens qui vivent autour de moi ne me demandent plus à quoi je pense, ils savent que je vis un monde de glace. Ils savent que leur sourire ne réchauffe que son porteur. Ils savent que jamais plus tu ne me tendras la main.
Ca m'aurait plu d'écrire une chanson d'amour qui ne soit pas qu'une douleur.
J'adore...
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